
The Dancer
Cette série est née de la découverte de Loïe Fuller, une danseuse américaine du 19e siècle. Considérée comme une pionnière de la danse moderne, elle était connue pour ses spectacles impressionnants et envoûtants. Elle dansait enveloppée de longs voiles blancs qu’elle faisait tourner sous les premiers projecteurs colorés, créant des effets visuels fascinants.
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Inspirée par cette fusion entre danse et lumière, la photographe rend hommage à cette artiste avant-gardiste en capturant les formes créées par les mouvements d’une danseuse vêtue de ce même immense drapé blanc la laissant bouger librement devant l’appareil.
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Au fil de cette danse, le corps de la danseuse disparaît pour laisser place aux formes qu’elle crée avec cette robe en mouvement. On ne voit plus la danseuse, mais des images presque irréelles, nées du mouvement et de la lumière et de notre imagination.
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L’artiste choisit délibérément le noir et blanc pour cette série à la fois pour des questions d’esthétique et aussi pour questionner une certaine temporalité. En effet, en noir et blanc l’image devient plus simple, plus épurée. Le regard ne se laisse plus distraire. Il se concentre uniquement sur les formes, la lumière, les ombres, tout en créant une atmosphère plus douce, presque irréelle, faisant référence au rêve.
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Il ouvre un espace de liberté où les formes capturées révèlent toute leur poésie et leur dimension onirique. Le choix du noir et blanc donne aussi une impression d’intemporalité. On ne sait plus vraiment à quelle époque appartient l’image. Cette absence de repères renforce l’idée d’un univers suspendu, entre réalité et imagination.