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Searching for the light (A leaf)

​Cette série en noir et blanc s’inspire de deux traditions japonaises qui célèbrent la beauté fugace de la nature : le Momijigari, cette coutume qui consiste à partir à la recherche des plus belles nuances de feuilles, et le Komorebi, ce mot qui désigne la lumière filtrant à travers les feuillages. Guidé par ces principes, je suis allé à la rencontre des feuilles les plus intéressantes et de la lumière qui les traverse, dans un élan d’admiration et de contemplation.

 

Les images dévoilent ainsi la délicatesse des feuillages jouant avec les lumières fortes et les ombres chaudes de l’été. Les nuances de gris, de noir et de blanc créent une atmosphère mystérieuse, révélant une richesse de détails qui se dévoilent lentement à l’œil. Les contrastes subtils entre les zones ombragées et les surfaces baignées de lumière nous invitent à pénétrer dans un espace où la réalité et l’illusion s’entrelacent en douceur.

 

Les feuilles deviennent alors des sujets poétiques, semblant danser dans une chorégraphie silencieuse. Les contours adoucis, façonnés par la profondeur de champ, soulignent la fragilité de chaque feuille, comme si chacune n’était qu’une œuvre éphémère, prête à être admirée avant de se dissoudre dans le flot du temps.

 

Les photographies invitent à une respiration lente, à une pause méditative. Elles encouragent à suspendre le tumulte quotidien pour laisser place à la contemplation, à se laisser envelopper par la sérénité qui émane de ces jeux d’ombres et de lumières. Chaque image fige un instant suspendu, suggérant qu’au-delà de l’apparente simplicité des feuillages se dissimule une profondeur insoupçonnée, un écho discret des mystères de la vie.

 

En s’immergeant dans cette série, on se trouve doucement éloigné de l’effervescence du monde moderne. Les photographies deviennent des fenêtres ouvertes sur une contemplation tranquille, une expérience sensorielle où la vision se mêle à l’émotion. Elles nous invitent à observer, ressentir et renouer avec l’essence même de la nature. Chaque image devient alors une passerelle vers la poésie du monde qui nous entoure, nous rappelant la beauté fragile et infinie de l’impermanence.

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